" Avec le temps de plus en plus tu t'es approché,
Chaque semaine en peu plus tes doigts me caressaient,
Tu l'as lu dans mes yeux cette faiblesse m'empêchant de te le reprocher,
Chaque semaine un peu plus mon sourire dissparaissait,
Regardes ce que tu a fais de moi !
Les multiples cicatrices que derrière toi tu as laissées,
Toutes ces années perdues rien que pour toi,
Et mon esprit à jamais blessé,
Aujourd'hui toute cette souffrance me pèse,
Et c'est avec ma lame que je l'apaise,
Tu n'avais pas le droit !
De profiter ainsi de moi !
Désormais, j'en suis certaine,
Tu m'as causé beaucoup trop de peine,
Je n'ai plus aucun remord,
Aujourd'hui je sais que c'est toi qui a tort,
Ma tête contre ton torse,
Comment rivaliser face à ta force,
Et ta main sur mes seins,
Comment pouvais-je en parler à quelqu'un ?
Mon coeur emprisonné gardait le silence,
Ne pouvant le partager qu'entre moi et ma conscience,
Quatre longues années se sont ainsi déroulées,
Quatre longues années à souffrir et à saigner,
Chaque semaine ta voix effleurait mon oreille,
Chaque semaine tu y murmurait les mots " Je t'aime"
Car oui ! Toutes les semaines c'était pareil,
Et toutes les semaines il fallait que je revienne,
Si tu savais comme j'ai souffert,
Comme il m'est difficile d'écrire ces vers,
C'est les larmes aux yeux, les bras en sang,
Qu'enfin j'ose écrire ce que je ressens,
Pour la première fois aujourd'hui je te tutoie,
Toi, cet être insensible,
Maintenant tu n'es plus, plus fort que moi,
Toi, que pensait être infaillible,
Le souvenir de tous tes mouvements ,
Tes mains sur mon corps virevoltant,
Toutes ces choses qui m'ont faites souffrir,
Pendant que toi tu y prenais du plaisir,
Toutes ces images me reviennent et me harcèlent,
Me consument de jours en jours comme un poison mortel,
Toutes sont ancrées dans ma mémoire,
Laissant ces souvenirs boulversants dans mes cauchemard.
Tu as volé toute mon intimité,
Avec tes mains salies de cruauté,
Emportant sur ton passage,
Tout ce qui pouvait me donner du courage.
Sache que tu m'as détruite,
Sache que je te déteste,
Je ne prendrais plus la fuite
Aujourd'hui je me bat et je reste !
[...]